TPE sur Gandhi


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Son engagement politique devenu obligatoire

II – Gandhi et l'Inde, en marche vers la liberté

Son engagement politique devenu obligatoire




Puis après un retour au Congrès, Gandhi voyant que sa quête de l'indépendance était au point mort puisque les britanniques surveillaient de près la désobéissance civile, décida d'impliquer le Congrès dans les élections législatives du pays. Il appellera son programme politique le «programme constructif»; il a pour but de reconstruire le pays et de le stabiliser, mais aussi un objectif plus secret mais évident: s'écarter encore un peu plus de l'Empire Britannique.
En 1937, le Congrès remporte donc les élections dans cinq provinces. Au totale, il remporte 716 des 1550 sièges des assemblées provinciales, il peut alors former le gouvernement des sept provinces dont cinq à lui seul. Avec Nehru, le nouveau président du Congrès, Gandhi s'engagea plus que jamais dans la vie politique du pays. Au fur et à mesure du temps, les relations entre le Congrès et le Gouvernement Britannique s'améliorent, certains disent même que les représentants du Congrès sont sérieux et efficaces pour le pays. Nehru quant à lui sera le nouvel intermédiaire entre l'Empire Britannique et l'Inde, il voyage très souvent d'un pays à l'autre.
Pendant ce temps en Europe, la guerre se prépare et en 1939 alors que la Grande- Bretagne entre en guerre, elle demande un soutien militaire à l'Inde. Le vice-roi convoqua Gandhi qui déclara que l'Inde ne peut apporter qu'un soutien moral aux Britanniques par soucis de conserver la non violence dans le pays. En Inde, le gouvernement se déchire pour protester contre la déclaration de guerre à l'Allemagne, l'Inde peur d'être intégré dans la guerre. Le Congrès démissionne alors du gouvernement, c'était pour lui une manière de protester, mais ce fut une grave erreur car il perdit tous ses moyens de pressions et d'actions politiques pour l'indépendance. Certains membres musulmans du gouvernement décrétèrent qu'il fallait attaquer les Britanniques par les armes car ils ne pourraient gérer à la fois une guerre contre l'Allemagne et une révolte indienne. Cependant, Gandhi qui ne veut pas les attaquer en traitre alors qu'il souffre déjà dans la guerre contre l'Allemagne, s'y oppose. Et l'Angleterre souffre réellement, plus la guerre avance, plus la Grande-Bretagne est en danger et affaiblie. Pour Churchill, un choix difficile s'impose : soit il se débrouille sans l'aide de l'Inde soit il réclame du secours à l'Inde qui ne sera accordé qu'en échange de l'indépendance. Il décide alors de leur demander de l'aide et donc déclare après une commission que l'Inde obtiendra l'indépendance si elle vient l'aider à combattre l'Allemagne.
Cependant, ce projet d'indépendance pourra amener à l'éclatement du pays : si une province souhaite posséder sa propre constitution ou rester sous la domination de la Grande-Bretagne cela sera possible.

De la sorte, Gandhi et Nehru refuse. Ils veulent une Inde unit et indépendante avant de partir en guerre, ils veulent l'Union Indienne. Et Churchill n'est pas prêt à donner son accord, et d'ailleurs, Jinnah, le chef du groupe musulman d'Inde refuse lui aussi catégoriquement, il ne veut pas rester groupé avec les Hindous malgré que ceux-ci lui proposent par la suite s'il le souhaite de quitter l'Union Indienne. Gandhi, lui, laisse de côté les négociations qui ne pouvaient se faire sans concession de la part des différents partis, qui n'avaient visiblement pas envie de céder.

En Avril 1942, Gandhi prend alors une décision d'une importance primordiale : il demande aux Britanniques de quitter l'Inde immédiatement ou il lancera un nouveau mouvement non violent, le «Quit India» c'est à dire une rébellion totale de l'Inde. Cependant, certains s'opposent disant que la victoire de la Grande-Bretagne ne dépendait plus que de l'aide de l'Inde, mais Gandhi répliquera que la Grande-Bretagne se sort toujours des pires situations quant on la croit perdue. Après ces déclarations, Churchill est fou de rage, il ne s'attendait pas à cela alors qu'il venait de libérer 25 000 prisonniers politiques, il était certain que le Congrès accepterait son offre.
Gandhi à travers un appel national déclare que l'Inde pour se libérer doit demander aux Anglais de partir, et empêcher les Japonais de rentrer, le tout bien sûr, d'une manière non violente. D'où les réticences d'un grand nombre des membres du Congrès. Un vote est effectué et une proposition de Nehru moins «antibritannique» est acceptée malgré l'opinion public en faveur de Gandhi. Puis, brusquement Gandhi change d'avis alors que les japonais prennent la Birmanie, il accepte que l'Angleterre et les Etats-Unis viennent combattre en Inde, mais il déclare que le régime politique Britannique en place en Inde doit s'arrêter sur le champs, si non il continuera le «Quit India» et l'intensifiera. Avant de commencer, il va d'abord négocier une dernière fois avec le vice-roi qui est toujours l'intermédiaire avec la Grande-Bretagne.
Cependant, la Grande-Bretagne ne supportant pas ce discours, fait emprisonner Gandhi et Nehru ainsi que bien d'autres hommes du Congrès. Le peuple commence donc un combat acharné, plus de 1 000 manifestations : des postes, des gares, des postes de police furent incendiés (plus de 1 000 bâtiments). On compte plus de 1 000 attentats à l'explosif et 100 000 personnes sont arrêtées par les Britanniques.




Pendant ce temps, Gandhi est toujours enfermé et le chef de l'Inde nationaliste extrémiste Netâjî ralie sa cause aux Allemands et aux Japonnais mais il ne se trouve pas en Inde et doit ralier le pays. Gandhi entame alors un jeûne de 21 jours, et Churchill bien décidé à le laisser mourir en prison ne le libèrera pas. Il ne meurt pas mais deviendra très faible.

En dehors, l'Inde reste calme, le «Quit India» ne fait guère de bruit. Puis le 21 Octobre 1943, Netâjî annonce la création d'un gouvernement provisoire de l'Inde libre, il se proclame chef de l'Etat, Premier Ministre, Ministre de la Guerre et commandant suprême de l'armée nationale indienne alors qu'il n'est toujours pas en Inde. Après cela, il déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Dans un climat de guerre loin d'être estompé, Gandhi est libéré en Mai 1944, deux ans après son arrestation et dans un état très grave, il est très malade. Mais à la surprise générale, il retrouve toutes ses forces et demande au vice-roi toujours en poste, de reçevoir le Comité du Congrès. Celui-ci refuse et Churchill déclare même : « Pourquoi ce type n'est-il pas mort?».
Quant à Netâjî, qui était parti avec son armée du Japon pour rejoindre l'Inde, il subit de lourdes pertes et ne put continuer à avancer


Gandhi sent que la situation lui échappe, il essai alors de renouveller les liens avec l'Angleterre mais sans grand succès. Il continue donc de réclamer un gouvernement indien libre. Mais le vice-roi refuse toutes rencontres tant que le «Quit India» ne sera pas arrêté. Il fut alors très déçu mais reprit un combat déjà en place, le «programme constructif» : tissage, artisanat villageois, instruction primaire, création d'une langue commune à l'Inde entière, sont les buts premiers de ce programme en attendant l'indépendance.

Puis en Septembre 1944, Gandhi rencontre Jinnah, le chef de représentant de la ligue musulmane si fermement opposé au sujet d'une Inde unit.
Jinnah réclame une séparation immédiate pour ensuite envisager le départ des Anglais.
Quant à Gandhi, il souhaite d'abord écarter les Anglais pour ensuite, avec une Inde unit, faire des concessions entre Hindous et Musulmans mais ne surtout pas se séparer. Encore une fois les discussions n'aboutissent pas et l'indépendance reste éloignée de l'Inde et de Gandhi qui est semble-t-il comme dans une impasse.

En 1945, la fin de la guerre est proche et Netâjî est définitivement mis en déroute, ses troupes sont décimées. Enfin cette guerre se termine et en Inde il n'y a jamais eu autant de troupes britanniques. Le Congrès est interdit, seul la ligue musulmane garde quelques postes politiques.
En Novembre, les élections législatives encore en vigueur eurent lieu. Le Congrès est réabilité. La ligue musulmane et donc le Congrès se partagèrent les sièges parmis les provinces. Les intouchables furent eux aussi intégrés dans le gouvernement.
En 1946, le Congrès doit choisir un nouveau Président, Gandhi pense que seul Nehru est capable de prétendre à ce poste. Et avec une influence prodigieuse, il le fait élire à l'unanimité.

Enfin en 1947, après de longues discutions politiques, le peuple combat encore et toujours et les massacres se multiplient. L'Angleterre ne voulant pas être tenue pour responsable du chaos en Inde trouve un accord constitutionnel entre la Grande-Bretagne, le Congrès et le ligue musulmane. Une scission sera effectuée avec la présence des Anglais et dès Août 1947, le pouvoir sera remis aux indiens. Gandhi est très sceptique, il est tenu hors des négociations et déclare que le pays devrait resté unis tant que l'Angleterre n'a pas quitté le pays.
Mais il s'incline et règle les dernières clauses de l'accord avec Jinnah. L'inde et le Pakistan sont désormais deux pays libres. Par la suite ils se répartissent les petits Etats qui avaient été précédemment réunis dans l'Inde Britannique.
L'indépendance est acquise mais les violences entre Hindous et Musulmans sont toujours présentes dans les grandes villes comme Calcutta, Penjab...
Gandhi tente de calmer les esprits en proclamant toujours aussi fort qu'il faut recourir à la non-violence pour se séparer après une lutte commune aussi longue et éprouvante, ils ne peuvent plus s'entre tuer, ils devraient même rester unis.







Pieds nus, Gandhi parcourt les villages ravagés par les conflits sanglants qui opposent Hindous et Musulmans. Pendant des mois, sans relâche, il mène sa campagne de conciliation. Le jour même de l'indépendance, il refuse de se réjouir, il lutte contre les émeutes, il jeûne.


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