TPE sur Gandhi


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Son retour en Inde, les satyâgrahas et la non violence

II – Gandhi et l'Inde, en marche vers la liberté

Son retour en Inde,le satyâgrahas et la non violence


Gandhi revient en Inde le 9 janvier 1915, à partir de ce jour, il ne quittera plus jamais l'Inde, hormis pour les négociations en Angleterre au sujet de l'indépendance de son pays, pour lequel il se battra jusqu'à sa mort. Il laisse ainsi derrière lui l'Afrique du Sud, qui n'était qu'un commencement. Le but de sa vie arrivait enfin, ce jour, le 9 janvier 1915, il arrivait pour libérer l'Inde, qui est emprisonnée, exploitée par un monstre de puissance, un oppresseur : le Royaume-Unis. Bien sûr, comme pour l'Afrique du Sud, il ne prendra pas les armes, mais il restera pacifique, il n'utilisera pas la violence, mais une arme bien plus redoutable qu'il avait inventé : le satyâgraha.

Ce satyâgraha sera pour Gandhi la base de sa lutte. Cette méthode simple en soit mais d'une complexité rare à mettre en oeuvre aura pour principe l'indépendance d'assistance financière et un intérêt inexistant pour tout matériel tel qui soit. Le point principal de ce système, sera une indépendance de toute force physique ou de violence. Le satyâgraha n'aura pour source que la force spirituelle en chacun, accessible à une seule personne ou une communauté, applicable aussi bien en politique que dans la vie quotidienne, tout cela grâce à une croyance profonde en la vie, en la vérité qui est indispensable.
Ainsi Gandhi réalisera pas après pas, tentative après tentative, des actions destinées à libérer l'Inde. Il sera dénigré par des opposants à l'indépendance, sera ralenti par l'Angleterre se sentant en danger, mais Gandhi, le Mahatma, ne faiblira pas jusqu'à son but final.

Sa première action eut lieu en Novembre 1916, alors que Gandhi participa à un congrès, un paysan de champâran, centre mondial de la production d'indigo (colorant bleu tiré d'une plante de l'Inde, l'indigotier), vint le voir, chez lui la situation est désastreuse, à la fin du 19ème siècle, tous les paysans ont l'obligation de produire de l'indigo en masse. Puis au début du 20ème siècle, après la création d'un indigo de synthèse par l'Allemagne, le marché de l'indigo naturel s'effondre, les Européens : locataires des terres et sous-traitants ces terres aux paysans indiens les contraignent alors à payer des taxes sur l'eau des canaux d'irrigation, des contibutions pour l'achat d'une maison ou d'une voiture. En 1914 la situation s'intensifie, l'indigo synthétique n'a plus de succès et les paysans sont de nouveau obligés de cultiver l'indigo sous peine d'amende s'ils refusent. Fatigués de subir le bon désir des blancs, les émeutes se multiplient, un propriétaire blanc est tué, l'armée intervient.
Gandhi arrive dans le Champâran en 1917 et il rassemble autour de lui de nouveaux disciples qui deviendront plus tard de grands hommes politiques. Kripalani, grand participant à la lutte pour l'indépendance, sera le président du congrès au moment de l'indépendance. Prasâd, lui, deviendra le premier ministre de l'Union Indienne après l'indépendance. Deux jours après son arrivée, Gandhi est sommé de quitter Champâran, il refuse. Il est alors convoqué au tribunal où il vient accompagner de milliers de paysans. Lors du procès il déclare : «Je plaide coupable. Je suis un citoyen respectueux des lois; si j'ai refusé d'obéir à l'ordre qui m'était donné, ce n'est pas par manque de respect envers l'autorité légale, mais en accord avec la loi supérieure qui nous gouverne : la voix de la conscience». Le juge décida sa libération contre une caution de 100 roupies. Gandhi refusa de payer. Le juge céda et prononca sa libération piteusement sans caution. Gandhi fière de sa première victoire envoya un télégraphe au vice-roi, au congrès et à la presse. Pour calmer le jeu, le vice-roi décida de créer une commission avec Gandhi à sa tête pour trouver une solution au problème du Champâran. Gandhi accepte et après quelques jours de discussion la commission recommande à l'unanimité l'abolition de ce système et un remboursement par les propriétaires anglais de 25% de ce qu'ils avaient extorqué aux paysans.
Pour des millions de paysans Gandhi devient le Mahatma «âme», par le simple fait de sa présence il a permis de libérer les paysans du Champâran.

Après cela, Gandhi travailla à informer la population et à faire croire à l'indépendance. Il créa un ashram destiné à préparer ses premirs partisans aux futurs satyâgrahas qui seront effectués avec d'ailleurs plus ou moins de réussite à cette époque. Peu à peu il lève un premier intérêt sur l'indépendance et sur ses méthodes (le satyâgrahaet la non violence).













ici Gandhi travail au près de son rouet. A partir du jour où il pris la décision de tisser ses vêtements lui même, il y consacrat plusieurs heures par jour même en prison. Mais Gandhi a maintes fois précisé qu'il ne s'agissait pas d'un retour en arrière mais d'une manière de lutter et de se ressourcé.


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