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II – Gandhi et l'Inde, en marche vers la liberté
Après l'échec de l'un de ses premiers Satyâgraha pratiqué, Gandhi pris une décision qui deviendra son symbole : il décide de tisser ses vêtements lui-même, il prendra un rouet pour fabriquer ses vêtements. Ce sera an plus d'être une manière de réfléchir et de se concentrer, une manière de protester contre l'influence occidentale et de refuser de porter les vêtements européens. Il incitera le peuple à faire de même. Dans des dizaines de villes il organisa de grands bûchés pour brûler les vêtements européens. C'était devenu un acte symbolique de la libération et c'est pour cela que le rouet apparaît sur le drapeau de la Nouvelle Inde.
L'action continuait et bien sûr tout ne se passait pas toujours comme prévu. En février 1922, Gandhi souhaite obtenir la libération de prisonniers politiques, notamment celles de certains membres du Congrès Indien avec qui il a d'étroites relations, puisqu'il appartient à ce groupe politique. Alors il lance un grand mouvement de désobéissance civile, le peuple ne doit plus payer d'impôts. Malheureusement à Chauri-Chaurâ, des policiers débordés par les manifestations tuèrent trois manifestants. La foule engagée mis feu aux munitions d'armes des policiers et tuèrent à leur tour 20 policiers. Le gouvernement britanique eut alors la réaction crainte, 19 personnes furent mises à mort et 113 personnes écopèrent d'une peine allant de 2 ans d'emprisonnement à la perpétuité. Gandhi ordonna immédiatement de stopper tous les mouvements.
Les anglais ayant de plus en plus peur de Gandhi ordonnèrent son arrestation immédiate pour subversion. Le procès concerne trois articles de Young India, son journal hebdomadaire destiné à faire part de son engouemanet pour l'Inde et qui montre ses idées. Il déclare au juge: «Je suis ici pour vous demander de m'infliger la peine la plus lourde pour ce qui est, aux yeux de la loi, un crime délibéré et, pour moi, le plus haut devoir d'un citoyen. Votre seul choix, Monsieur le Juge, est entre démissionner et m'infliger la peine la plus sévère, si vous croyez que ce système légal que vous aidez à administrer est bon pour le peuple».
En Mars 1922, il écopera de six ans de prison. Au cours de son emprisonnement, Gandhi décida de changer de thème de combat, il défendra donc les intouchables, ainsi les anglais ne pourront contester aucun de ses actes. Ils seront même ravis de le voir dépenser son énergie dans autre chose que l'indépendance. Les intouchables nommés «» (enfant de dieu) par gandhi ou encore «» (opprimés) forme une castre exclut de la société. Ils représentent environ 170 millions de personnes. Ces personnes opprimées sont considérées comme hors-caste par tous, elles n'avaient le droit d'effectuer que des tâches ingrates et des travaux que personne ne voulait faire. L'appartenance à une caste étant héréditaire, les intouchables ne pouvaient pas évoluer, ils restaient persécutué.
Pour Gandhi la défense des intouchables était primordiale, il pensait que pour libérer l'Inde des Britaniques, il devait d'abord régler ce qui n'allait pas en Inde pour ensuite pouvoir combattre unis contre la Grande-Bretagne. Ainsi en unissant le pays il utilise une manière détournée de combattre contre l'oppresseur.
Cependant après deux ans de prison il tombe très malade, les britanniques craignent qu'il meurt en prison alors il le libère en Avril 1924 en éspérant qu'il continu sa lutte pour les intouchables. C'est ce qu'il fit à l'aide d'un satyâgraha, il permis aux «de dieu» d'accéder à des endroits qu'ils leurs étaient interdits : des rues, des bâtiments, des transports et même des temples.
Puis il prit une pause, se retirant près de deux années dans un des ashrams. Pendant cette période il se disputa avec l'un des membres du Congrès : Nehru. Mais ils se réconcilièrent quelques mois plus tard. Puis il recommença ses actions pour l'indépendance, malgré que l'intouchabilité existait encore, en écrivant dans son journal hebdomadaire : le Young India. Il réalisa aussi des satyâgrahas avec plus ou moins d'impact sur la Grande-Bretagne. De plus il voyagea de ville en ville pour afficher ses idées qui sont encore plus fortes.
Ceci l'amena en 1930, où il entreprit l'une des plus importantes actions de sa vie si ce n'est la plus grande : la marche du sel. Cette marche d'environ 400 Kms s'effectuera dans un mouvement satyâgrahiste de marche à hauteur de 15 à 20 Kms par jour pour aller au bord de la mer récolter du sel. En effet la récolte du sel à cette époque était interdite, seul les britanniques avaient le droit de le récolter. D'ailleurs des impôts sont réclamés à tous les consommateurs indiens, même les plus pauvres. Après une préparation de deux mois pour cette action, il prévient le vice-roi de l'Inde allié aux britanniques qu'il effectuera une action de désobéissance civile sans préciser laquelle. De plus, il prévient que même si il y a des débordements de violence malgré sa volonté, il ne stopperait pas l'action.
Le 12 Mars 1930, il commença cette marche accompagné des menmbres du congrès, son parti politique. Sa marche se déroula sans accros, Gandhi fut très surpris de la passivité des britanniques. Cependant ceux-ci n'étaient pas restés sans rien faire : ils avaient ramassé tout le sel de Dandi.
Gandhi arriva le 6 Avril à Dandi, et se baigna alors dans l'océan puis ramassa une poignée de sel, ensuite il la montra au cortège qui comptait plusieurs milliers de sympathisants. Suite à ce geste, les sympathisants firent de même en prenant chacun une poignée de sel.
Trois jours après, les britanniques arrètèrent des hommes qui ramassaient du sel à côté de Dandi. Gandhi fâché, appela tout le pays à la désobéissance pacifique. Les étudiants, les fonctionnaires, les femmes, tous devaient participer. Il appela les Hindous à stopper l'intouchabilité. Les Musulmans, les Hindous, Sikhs, Parsis et Chrétiens sont appelés à s'unir pour lutter. Le but est de désorganiser le pays tout entier. Dès lors Gandhi se montra de plus en plus provocateur, s'attaquant à tous les endroits comportants du sel.
Plus de 60 000 personnes furent arrêtées dans tous les pays, pourtant l'empire tient le choc et ne cède pas. En Mai, après avoir écrit plusieurs lettres de menace visants les réserves de sel, Gandhi est arrêté dans un camp de fortune près de Dandi. Cependant le mouvement continue, musulmans et hindous pourtant rivaux s'associent et continuent des satyâgrahas où les britanniques effectuent toujours plus d'arrestations.
(Photo PIB, Nouvelle Delhi )
En vingt-quatre jours Gandhi parcourut environ 400 kilomètres pour allé défier les autorités Britanniques. Il allait ramasser du sel sur lequel tous les Indiens devaient payer des impôts. Il nommat cette marche LA MARCHE DU SEL, qui fut l'une de ses plus célèbres actions de désobéissance.
L'année 1930 fut une année de lutte acharnée, au totale plus d'une centaine de milliers de personnes furent emprisonnées. Cependant Gandhi était déçu, au cours de cette année le peuple ne s'était pas soulevé par millions comme il l'éspérait, de plus les marches s'estompèrent peu à peu.
En 1931, le nouveau vice-roi des Indes, comme ses prédécesseurs compris qu'il fallait libérer Gandhi pour négocier. Gandhi obtient le «de Delhi», la libération de 88 000 prisonniers politiques et la production du sel pour les indiens en échange de la suppression du mouvement de désobéisance civile. Le congrès désapprouva totalement, trouvant les requêtes de Gandhi inintéressantes sur le plan politique du pays. Gandhi fut cependant envoyé seul en Angleterre pour les premières négociations mais elles n'aboutirent pas. Il rentra alors en Inde avec la ferme intention de relancer la désobéissance civile.
Mais il est remis en prison pour avoir déclaré qu'il relancerait la désobéissance civile à cause du manque de compréhension de l'Angleterre. De plus, après ses déboires en Angleterre puisqu'il n'obtint aucun accord, le soutien du Congrès s'estompait de plus en plus. Alors il décide quasiment immédiatement, sans octroyer de répit ni à lui, ni aux britanniques de lancer une grève de la faim pour la cause des intouchables. Pour arrêter cette grève un accord est trouvé, les intouchables obtiennent un peu plus de participation dans la vie indienne et certaines castes s'ouvrent déjà à eux.